LAISSE BETON

French Song: LAISSE BETON

The birth of Verlan

This 1977 hit by Renaud cemented the introduction of verlan, or French slang, into mainstream popular culture. This showed a mark in the acceptance of this slang language, which could be argued as previously reserved for groups or gangs, amongst the majority of the French public.

The song’s title ‘Laisse Béton’ is verlan in itself. The word béton is verlan for tomber so the song’s title translates as ‘laisse tomber’ meaning ‘drop it’ or ‘let it go’ in French.

It is interesting to see the introduction of these slang words into the French language. Some have been used so much that they have in fact been added to the French dictionary. The word ‘meuf’, verlan for ‘femme’ meaning woman or girl, was for example recently added to le Petit Larousse.

Fun fact: Did you know that the popular musician Stromae took his stage name from the verlan word for maestro!

Listen to the song HERE:

Here are the lyrics:

J’étais tranquille, j’étais peinard
accoudé au flipper,
le type est entré dans le bar,
a commandé un jambon-beurre,
puis il s’est approché de moi,
pi y m’a regardé comme ça :
T’as des bottes, mon pote, elles me bottent !
j’parie qu’c’est des santiags,
viens faire un tour dans l’terrain vague,
j’vais t’apprendre un jeu rigolo
à grands coups de chaine de vélo
j’te fais tes bottes à la baston !
moi j’y ai dit :
Laisse béton !

Y m’a filé un beigne, j’y ai filé une torgnole,
m’a filé une châtaigne, j’lui ai filé mes grolles.

j’étais tranquille, j’étais peinard.
accoudé au comptoir,
le type est entré dans le bar,
a commandé un café noir,
puis il m’a tapé sur l’épaule
et m’a regardé d’un air drôle :
T’as un blouson, mecton l’est pas bidon !
moi j’me les gèle sur mon scooter,
avec ça j’s’rai un vrai rocker,
viens faire un tour dans la ruelle.
j’te montrerai mon Opinel,
et j’te chourav’rai ton blouson ! Moi j’y ai dit :
Laisse béton !

Y m’a filé une beigne, j’y ai filé un marron,
m’a filé une châtaigne, j’y ai filé mon blouson.

J’étais tranquille, j’étais peinard,
je réparais ma mobylette,
le type a surgi sur l’boul’vard
sur sa grosse moto super-chouette,
s’est arrêté l’long du trottoir
et m’a regardé d’un air bête :
T’as l’même blue-jean que James Dean,
t’arrête ta frime !
j’parie qu’c’est un vrai Lévi Strauss,
il est carrément pas craignoss,
viens faire un tour derrière l’église,
histoire que je te dévalise
à grands coups de ceinturon ! Moi j’y ai dit :
Laisse béton !

Y m’a filé une beigne, j’ai filé une mandale,
m’a filé une châtaigne, j’y ai filé mon futal.

La morale de c’te pauvre histoire,
c’est qu’quand t’es tranquille et peinard
faut pas trop traîner dans les bars,
à moins d’être fringué en costard.

Quand à la fin d’une chanson,
tu t’retrouves à poil sans tes bottes.
faut avoir d’l’imagination
pour trouver une chute rigolote.